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LA COUR

Les garanties accordées aux citoyens, pour exercer leurs droits et libertés constitutionnels, sont caractéristiques de la fonc...Lire la suite

Localisation

La Cour suprême du Sénégal est située sur la Corniche Ouest de Dakar entre le port de pêche de Soumbedioune et l'université Cheikh Anta Diop, en face du quartier historique de Fann Hock. Sa situation géographique, qui donne une ouverture vers l'Océan atlantique avec une vue sur les îles de la Madeleine, offre un cadre de fraicheur et de calme adéquat à l'activité prétorienne de la haute Cour. En outre, cela facilite son accès, comme en atteste la cartographie.

On accède à la Cour en venant du centre-ville de Dakar par la route de la corniche ouest jusqu'au premier rond-point à contourner pour faire face au bâtiment ou bien en venant en sens inverse des Almadies pour effectuer le même itinéraire, le tout à environ 5 mn de route en voiture et 30 mn à pied. De même, on peut y accéder par les taxis et la ligne 10 des bus de transport public de Dakar DemDikk.

La Cour occupe les locaux d'un haut monument de l'histoire de la culture sénégalaise et africaine. En effet, le bâtiment en sa forme qui rappelle l'art romain, a été créé en 1966 par le Président Léopold Sédar Senghor pour les besoins du Premier Festival mondial des Arts nègres. Dénommé Musée dynamique de Dakar, il a fonctionné pendant une décennie, de 1966-1976, comme centre de communication multiforme, proposant plusieurs activités et services (expositions temporaires et permanentes, activités culturelles comme la recherche, la collecte et l'étude du patrimoine culturel et artistique, la conservation et la diffusion des œuvres du patrimoine privé artistique de l'état…). Après la première exposition d'art contemporain, Tendances et Confrontations (1966), le Musée dynamique de Dakar a accueilli de nombreuses activités jusqu'en 1976. Et parmi les prestigieuses expositions qu'il a abritées, figurent celles de Marc Chagall (1971), de Pablo Picasso (1972), de Fritz Hundertwasser (1973), de Pierre Soulages (1974), d'Alfred Mannessier (1976), d'Iba Ndiaye (1977), etc., mais également les premiers salons nationaux des artistes plasticiens sénégalais.

Cependant en 1976, le Musée dynamique sera supprimé par Senghor qui le transforma en école de danse appelée Mudra-Afrique, qu'il confia d'abord à Maurice Béjart, puis à Germaine Acogny. Cette école fonctionna ainsi dans les locaux du Musée dynamique jusqu'en 1982 ; puis elle sera supprimée la même année par le successeur de Senghor, le Président Abdou Diouf, qui restitua au Musée sa vocation originelle et ce, jusqu'en 1988. En 1990, les locaux du Musée sont affectés par l'état à la Cour suprême, malgré les nombreuses critiques et l'indignation des professionnels des musées et des agents de la culture.

Depuis lors, ce monument historique abrite les locaux de la Cour suprême et garde encore sa dimension artistique, non seulement à cause des tableaux qui y sont encore exposés, mais aussi et surtout au travail d'artiste au quotidien des hauts magistrats dans l'art de juger. Ainsi, la Cour symbolise un haut lieu d'enracinement dans son passé et d'une ouverture vers l'avenir.

Cour suprême du Sénégal

AGENDA
  • 2017-01-18: J/161/16 CH. Civile et commerciale (rôle d'audience)
  • 2017-01-18: J/369/RG/15 CH. Civile et commerciale (rôle d'audience)
  • 2017-01-18: J/409/15 CH. Civile et commerciale (rôle d'audience)
  • 2017-01-18: J/42/16 CH. Civile et commerciale (rôle d'audience)
  • 2017-01-18: J/427/15 CH. Civile et commerciale (rôle d'audience)

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